CERCLE CULTUREL ROYAL
CERCLE CULTUREL ROYAL

LOUIS PHILIPPE 1er


 

Louis-Philippe Ier

 

Le roi Louis-Philippe Ier en 1845.

 

Titre

 

Roi des Français

 

9 août 183024 février 1848
(17 ans 6 mois et 15 jours)

 

Couronnement

9 août 1830

 

Président du Conseil

Lui-même puis :
Jacques Laffitte
Casimir Perier
Duc de Dalmatie
Comte Gérard
Duc de Bassano
Duc de Trévise
Duc de Broglie
Adolphe Thiers
Comte Molé
Duc de Dalmatie
Adolphe Thiers
Duc de Dalmatie
François Guizot
Comte Molé
Adolphe Thiers

 

Prédécesseur

Charles X (roi de France et de Navarre)

 

Successeur

Jacques Dupont de l’Eure (Gouvernement provisoire de 1848)

 

Président du Conseil des ministres français de facto

 

31 juillet2 novembre 1830
(3 mois et 2 jours)

 

Monarque

Lui-même

 

Gouvernement

Ministère provisoire du 1er août 1830
Gouvernement Louis-Philippe Ier

 

Prédécesseur

Duc de Mortemart

 

Successeur

Jacques Laffitte

 

Lieutenant-général du royaume de France

 

31 juillet 18309 août 1830
(9 jours)

 

Monarque

lui-même de facto

 

Biographie

 

Dynastie

Maison d’Orléans

 

Nom de naissance

Louis-Philippe d’Orléans,
duc de Valois

 

Date de naissance

6 octobre 1773

 

Lieu de naissance

Paris (France)

 

Date de décès

26 août 1850 (à 76 ans)

 

Lieu de décès

Claremont (Surrey, Royaume-Uni)

 

Père

Louis-Philippe d’Orléans

 

Mère

Marie-Adélaïde de Bourbon

 

Conjoint

Marie-Amélie de Bourbon-Siciles

 

Enfants

Ferdinand-Philippe d'Orléans
Louise d'Orléans
Marie d'Orléans
Louis d'Orléans
Françoise d'Orléans
Clémentine d'Orléans
François d'Orléans
Charles d'Orléans
Henri d'Orléans
Antoine d'Orléans

 

Héritier

Ferdinand-Philippe d'Orléans
(1830-1842)
Philippe d'Orléans
(1842-1848)

 

Résidence

Palais-Royal (1830-1831)
Palais des Tuileries (1831-1848)

 

 


 

 

Monarques de France

 

 

 

Louis-Philippe Ier, né le 6 octobre 1773 à Paris, mort en exil le 26 août 1850 à Claremont (Royaume-Uni), est le second et dernier souverain français à avoir régné sur la France avec le titre de « roi des Français », le premier étant Louis XVI. Bien moins traditionaliste que ses prédécesseurs, il incarna un tournant majeur dans la conception et l'image de la royauté en France.

Premier prince du sang sous la Restauration, le prince Louis-Philippe a, au cours de sa vie, porté successivement les titres de duc de Valois (1773-1785), duc de Chartres (1785-1793) et enfin celui de duc d’Orléans (1793-1830) avant d’accéder à la couronne en 1830, son cousin Charles X ayant été renversé par les « Trois Glorieuses ».

Dix-huit ans à la tête d’un royaume en profondes mutations sociales, économiques et politiques, Louis-Philippe – par la monarchie de Juillet – a tenté de pacifier une Nation profondément divisée avec les armes de son époque : mise en place d’un régime parlementaire, accession de la bourgeoisie aux affaires manufacturières et financières, permettant un essor économique de première importance en France (révolution industrielle). Cependant, la chute du régime qu’il a fait naître a pour principales causes d'une part la paupérisation des « classes laborieuses » (paysans et ouvriers) et d'autre part le manque de compréhension de la part des élites de la monarchie de Juillet pour les aspirations de l’ensemble de la société française.

AVANT 1830

Naissance et éducation

Louis-Philippe d'Orléans est né au Palais-Royal à Paris le 6 octobre 1773 et il est ondoyé le même jour par André Gautier, docteur en Sorbonne et aumônier du duc d'Orléans, en présence de Jean-Jacques Poupart, curé de l'église Saint-Eustache à Paris et confesseur du roi. Il est le fils de Louis Philippe Joseph d'Orléans (1747-1793), duc d'Orléans (connu sous le nom de « Philippe Égalité ») et de Louise Marie Adélaïde de Bourbon, Mademoiselle de Penthièvre (1753-1821).

Le 12 mai 1788, Louis-Philippe d'Orléans est baptisé, le même jour que son frère Antoine d'Orléans, dans la chapelle royale du château de Versailles par l'évêque de Metz et grand aumônier de France Louis-Joseph de Montmorency-Laval en présence d'Aphrodise Jacob, curé de l'église Notre-Dame de Versailles : son parrain est le roi Louis XVI et sa marraine est la reine Marie-Antoinette.

Titré duc de Valois de sa naissance à la mort de son grand-père en 1785, il porte ensuite le titre de duc de Chartres. Son éducation est dans un premier temps confiée à la marquise de Rochambeau, nommée gouvernante et à Madame Desroys Sous-Gouvernante. À l'âge de cinq ans, le jeune Duc de Valois passe entre les mains du Chevalier de Bonnard nommé Sous-Gouverneur en décembre 1777 ; Suite aux intrigues de Madame de Genlis, proche du duc et de la duchesse de Chartres, Bonnard est congédié au début de l'année 1782 alors que Madame de Genlis est nommée Gouvernante des enfants royaux. Cette dernière, adepte d’une pédagogie rousseauiste et moralisatrice, subjugue Louis-Philippe qui confie dans ses Mémoires qu'en dépit de sa sévérité, il a été adolescent quasiment amoureux d’elle.

Le partisan de la Révolution

Comme son père le duc d'Orléans, Louis-Philippe, devenu duc de Chartres en 1785, est un partisan de la Révolution française. Sous l'influence de sa gouvernante, Madame de Genlis, il entre au club des Jacobins et soutient notamment la formation de la Constitution civile du clergé.

Entamant une carrière militaire, le duc de Chartres prend le commandement le 1er juin 1791, du 14e régiment de dragons avec le grade de colonel. Il est promu maréchal de camp le 7 mai 1792, puis il participe à la tête de la 4e brigade en tant que lieutenant-général aux batailles de Valmy, Jemappes où il joue un rôle non négligeable en évitant la retraite du centre lors du premier assaut, et Neerwinden (son titre de lieutenant-général au service des armées républicaines et plus tard au service de Charles X, lui vaut d'ailleurs son inscription sur l’arc de triomphe de l'Étoile).

Le duc de Chartres à Valmy, 1792, Éloi Firmin Féron, 1848, Ministère de la Défense (France). Le duc de Chartres (futur roi Louis-Philippe Ier) et son frère le duc de Montpensier rendant compte de la bataille de Valmy au maréchal de Rochambeau, près du moulin de Saint-Sauve (20 septembre 1792).

Il tente de persuader son père de ne pas participer au procès de Louis XVI. Philippe Égalité vote cependant la mort du roi. Portant le poids de la responsabilité du régicide de son père, il sera regardé avec hostilité par les émigrés royalistes.

Il rejoint la Belgique en avril 1793 à la suite de son chef, le général Dumouriez, après sa tentative de putsch contre la Convention.

Le proscrit

Il est proscrit par le gouvernement révolutionnaire, accusé de collusion avec le « traître » Dumouriez. Pendant la Terreur, son père est jugé et exécuté le 6 novembre 1793. Devenu duc d'Orléans, il passe en Suisse où il exerce le métier de professeur au collège de Reichenau  dans les Grisons sous le nom de Chabaud-Latour mais sa fausse identité est démasquée, l'obligeant encore à émigrer. Les années suivantes, toujours sous un nom d'emprunt, il visite les pays scandinaves, part pour une expédition en Laponie qui le conduit jusqu'au cap Nord. « Premier Français à gagner le cap Nord, il en gardera fierté et envoya en 1838, une frégate porter sur les lieux son buste en bronze». En 1796, le Directoire consent à la libération des deux jeunes frères de Louis-Philippe à la condition que celui-ci s'embarque aux États-Unis avec eux. Ils s'installent à Philadelphie puis effectuent un périple « authentiquement aventureux » de quatre mois au nord-est du pays. Entre le printemps 1798 et l'automne 1799, ils séjournent à La Havane avant d'en être chassés par le gouvernement espagnol désireux de se rapprocher du Directoire. L’arrivée au pouvoir de Bonaparte ne met pas fin à son exil durant l’Empire et Louis-Philippe et ses frères s'installent en Angleterre en janvier 1800.

En 1809, Louis-Philippe met fin à de vagues projets de mariage avec la fille du roi Georges III, Élisabeth de Hanovre qui rencontrent de nombreuses difficultés, se réfugie en Sicile et épouse Amélie de Bourbon (1782-1866), princesse des Deux-Siciles et fille du roi Ferdinand Ier des Deux-Siciles (elle est la nièce de Marie-Antoinette, sœur de sa mère et donc cousine de Louis XVII et de Madame Royale). Le couple s'installe alors à Palerme, au palais d'Orléans, et ils ont dix enfants. Par deux fois en 1808 et 1810, Louis-Philippe tentera de prendre les armes en Espagne contre les armées napoléoniennes mais verra ses projets contrariés par le refus du gouvernement britannique.

Prince du sang (1814-1830)

Après l’abdication de Napoléon Bonaparte, en 1814, Louis-Philippe rentre vivre en France, confirmé dans le titre de duc d’Orléans dont il avait hérité à la mort de son père, et sa demeure, le Palais-Royal.

Sous la Restauration, les règnes de Louis XVIII et de Charles X, la popularité de Louis-Philippe grandit. Il incarne une opposition mesurée à la politique des ultras du royalisme et ne rejette pas l'intégralité de la Révolution française. Opposition qui s'illustre notamment par sa réprobation de la Terreur Blanche et son exil volontaire en Angleterre entre 1815 et 1817.

Louis-Philippe prend garde à se conduire modestement et bourgeoisement, envoyant ses fils au lycée Henri-IV. Néanmoins, cette « comédie des manières simples » ne correspond qu’imparfaitement au caractère de Louis-Philippe, qui possède l'« orgueil de sa race » et est entiché de sa naissance. Au lendemain de la mort de Louis XVIII, il obtient ainsi le rang d'altesse royale accordé par Charles X. De même, grâce au nouveau roi, il est le plus grand des indemnisés de la loi du milliard aux émigrés de 1825.

Roi des Français


 

En 1830, la révolution des « Trois Glorieuses » renverse Charles X, qui abdique (avec le contre-seing de son fils le dauphin Louis de France) en faveur de son petit-fils le duc de Bordeaux. Cependant les députés instituent le duc d’Orléans comme lieutenant-général du Royaume le 30 juillet 1830 et Charles X prend finalement le chemin de l'exil.

20 francs or Louis-Philippe,1847.

Louis-Philippe se fait proclamer roi des Français par la Chambre des députés le 9 août 1830, par la grâce d'une charte valant constitution. Ce nouveau titre, déjà porté par Louis XVI de 1789 à 1792, est une innovation constitutionnelle liant la nouvelle monarchie populaire au peuple, et non plus au pays, au territoire. Il s'agit donc d'une monarchie contractuelle fondée sur un Pacte entre le roi et les représentants de la nation. Un autre symbole fort de la nouvelle monarchie, appelée « monarchie de Juillet », est l’usage du drapeau tricolore pour remplacer le drapeau blanc de la Restauration. Cette arrivée au pouvoir à la faveur d’un soulèvement populaire vaut à Louis-Philippe l’hostilité des cours européennes et le surnom de « roi des barricades » ou encore « roi bourgeois ».

Règne

Marie-Amélie à la fin de sa vie.

 

La charte de 1830.

Les partisans de « Henri V », qui contestent la légitimité de l'accession au trône de Louis-Philippe, font partie des légitimistes qu'on désigne comme les henriquinquistes. En effet, les « vrais » légitimistes considèrent que Charles X est toujours roi et que son abdication est nulle, Louis-Philippe étant considéré comme un usurpateur. Sa légitimité est non seulement remise en cause par le « comte de Chambord », mais aussi par les Républicains. Louis-Philippe gouvernera donc au centre regroupant la tendance royaliste (orléaniste) et libérale.

En 1832, la fille de Louis-Philippe, Louise, devient la première reine des Belges en épousant Léopold Ier.

Le 28 juillet 1835, le roi réchappe de justesse à la « machine infernale » du Corse Giuseppe Fieschi.

Le 25 juin 1836, le roi réchappe de justesse au « fusil-canne » de Louis Alibaud qui est condamné à la peine du parricide.


 

En 1838, il envoie une expédition au Mexique pour ce qui est appelé la guerre des Pâtisseries.

Louis-Philippe caricaturé en Gargantua (1831) en forme de poire par Honoré Daumier qui accentue sa bedaine et ses rouflaquettes, et qui le profilera aussi en rat ou perroquet.

À partir de 1842 commence l'installation en Côte d'Ivoire, par le traité de Grand-Bassam. Les troupes françaises s'emparent d'abord de la zone lagunaire.

En 1843, par l'intermédiaire de Rochet d'Héricourt, un traité d'amitié et de commerce est signé avec le souverain du Choa Sahlé Sellassié.

En signe d'Entente cordiale entre la France et le Royaume-Uni, le roi Louis-Philippe reçoit la reine Victoria dans son château d'Eu, à deux reprises en 1843 et 1845, tandis qu'il visite la souveraine britannique au château de Windsor en 1844.

Victor Hugo mentionne dans Choses vues que ce roi a gracié tous les condamnés à mort sans exception sous son règne, geste qu'il admire et interprète comme une conséquence pour lui d'avoir vu son oncle et son père décapités par la guillotine.

Pendant quelques années, Louis-Philippe règne plutôt modestement, évitant l'arrogance, la pompe et les dépenses excessives de ses prédécesseurs. En dépit de cette apparence de simplicité, les soutiens du roi viennent de la moyenne bourgeoisie. Au début, il est aimé et appelé le « Roi Citoyen », mais sa popularité souffre quand son gouvernement est perçu comme de plus en plus conservateur et monarchique.

Le soutien donné d'abord au parti du « Mouvement » dirigé par Adolphe Thiers fait place au conservatisme incarné par François Guizot. Sous sa conduite, les conditions de vie des classes populaires se détériorent, les écarts de revenus augmentant considérablement. Une crise économique en 1846-1848 et les scandales liant des personnalités du gouvernement (affaire Teste-Cubières, affaire Choiseul-Praslin), joints aux actions du parti républicain qui organise la campagne des Banquets, amènent le peuple à une nouvelle révolution contre le roi lorsque celui-ci interdit le banquet du 22 février 1848, entraînant la démission de Guizot le 23 février.

Abdication et exil

Abdication de Louis-Philippe Ier.

Devant le déroulement de l’insurrection, Louis-Philippe abdique le 24 février 1848 en faveur de son jeune petit-fils « Louis-Philippe II » (son fils et héritier, le prince royal Ferdinand-Philippe, étant mort dans un accident à Neuilly-sur-Seine en 1842) :

« J'abdique cette Couronne que la voix nationale m'avait appelée à porter, en faveur de mon petit fils le Comte de Paris. Puisse t'il réussir dans la grande tâche qui lui echeoit aujourd hui.
Louis Philippe
24 Fev.r 1848 »

Craignant de subir le même sort que Louis XVI et Marie-Antoinette, il se déguise et quitte Paris pour Dreux où il passe la nuit.

Cependant la Chambre des députés, quoique prête, de prime abord, à accepter son petit-fils comme roi, doit faire face à des insurgés qui envahissent le palais Bourbon. Suivant l’opinion publique, elle décide de confier le pouvoir à un gouvernement provisoire qui, dans la soirée, à l’Hôtel de Ville de Paris, proclame la Deuxième République dans des circonstances controversées.

Voyageant dans une voiture banale sous le nom de « Mr. Smith », le roi déchu embarque le 2 mars au Havre sur un paquebot en direction de l'Angleterre où il s'installe avec sa famille au château de Claremont (Surrey) mis à disposition par la reine Victoria.

Testament de Louis Philippe déposé le 4 septembre 1850. Archives nationales de France.

Louis-Philippe meurt le 26 août 1850 dans son lieu d'exil et est inhumé dans la chapelle Saint-Charles Borromée à Weybridge. En 1876, son corps ainsi que celui de sa femme la reine Marie-Amélie, décédée le 24 mars 1866, sont ramenés à la chapelle royale Saint-Louis, nécropole familiale que sa mère a fait construire en 1816 à Dreux et qu'il a lui-même fait agrandir pendant son règne.

Famille

Frères et sœurs

  • Antoine (1775-1807), duc de Montpensier ;

  • Adélaïde (1777-1847), « Mademoiselle » : elle restera célibataire et deviendra la confidente indispensable de son frère ;

  • Louis Charles (1779-1808), comte de Beaujolais ;

  • Mlle Collard (fille d'une maîtresse de son père, Mme de Genlis), épouse le baron Cappelle, colonel d'artillerie dans la garde impériale.

Fiancée

1804 : Élisabeth du Royaume-Uni (1770-1840), fille du roi George III ; le mariage n'aboutira pas.

Épouse

1809 : Louise-Marie-Amélie de Bourbon-Siciles, princesse des Deux-Siciles (1782-1866), fille du roi Ferdinand IV des Deux-Siciles et de l'archiduchesse Marie-Caroline d'Autriche.


 

Enfants

Nom

Portrait

Naissance

Mort

Notes

Ferdinand-Philippe

3 septembre 1810

13 juillet 1842

Prince royal et duc d’Orléans, épouse Hélène de Mecklembourg-Schwerin, dont postérité.

Louise

3 avril 1812

11 octobre 1850

Première reine des Belges, épouse Léopold Ier de Belgique, dont postérité.

Marie

12 avril 1813

6 janvier 1839

Épouse Alexandre de Wurtemberg, dont postérité.

Louis

25 octobre 1814

26 juin 1896

Duc de Nemours, épouse Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary, dont postérité.

Françoise

28 mars 1816

20 mai 1818

 

Clémentine

3 juin 1817

16 février 1907

Épouse Auguste de Saxe-Cobourg, dont postérité.

François

14 août 1818

16 juin 1900

Prince de Joinville, épouse Françoise du Brésil, dont postérité.

Charles

1er janvier 1820

25 juillet 1828

Duc de Penthièvre.

Henri

16 janvier 1822

7 mai 1897

Duc d’Aumale, épouse Marie Caroline de Bourbon-Siciles, dont deux fils morts avant lui.

Antoine

31 juillet 1824

4 février 1890

Duc de Montpensier, épouse Louise-Ferdinande de Bourbon, dont postérité.

Titres

  • 6 octobre 1773 - 18 novembre 1785 : Son Altesse sérénissime le prince Louis-Philippe d'Orléans, prince du sang, duc de Valois

  • 18 novembre 1785 - 6 novembre 1793 : Son Altesse sérénissime le prince Louis-Philippe d'Orléans, prince du sang, duc de Chartres

  • 6 novembre 1793 - 17 septembre 1824 : Son Altesse sérénissime le prince Louis-Philippe d'Orléans, premier prince du sang, duc d'Orléans

  • 17 septembre 1824 - 9 août 1830 : Son Altesse royale le prince Louis-Philippe d'Orléans, premier prince du sang, duc d'Orléans

  • 9 août 1830 - 24 février 1848 : Sa Majesté le roi des Français

  • 24 février 1848 - 26 août 1850 : Sa Majesté le roi Louis-Philippe

Hommages

Noms gravés sous l'arc de triomphe de l'Étoile : pilier Nord, première et deuxième colonnes.

Citations

« Enrichissez-vous par le travail et par l'épargne ! » (François Guizot)

« Les Orléans passaient, à tort ou à raison, pour fort économes, regardants, et près de leurs intérêts. Louis-Philippe s'était toujours soucié d'une sage économie domestique (...) indifférent au qu'en dira-t-on, attentif seulement à ses affaires, menant avec ses banquiers de Londres une correspondance minutieuse, faisant lui-même, refaisant ses comptes, héritier veillant à ce que rien ne se perdît de l'héritage, à ce qu'il s'enrichît d'appoints dès longtemps guettés, bon, excellent père de famille, jusqu'à se substituer à ses enfants et à sauvegarder leur patrimoine en dehors d'eux, sinon contre leur gré. La dernière image que l'on garde de lui est celle d'un capitaliste éperdu, balbutiant dans le désastre, réclamant son portefeuille, ses clefs. »

 

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